Le Ministre de la Culture s’empresse de suspendre un collaborateur suspecté de téléchargement d’images pédopornographiques.
Cette décision a été rendue publique et la vie de cet Homme est mise sur la place publique, avant même qu’il ne soit jugé (je rappelle qu’il est présumé innocent, et que quelque soit l’issue du jugement, sa carrière et peut être sa vie privée sont ruinées !).
Pour dissiper tout malentendu et toute mauvaise interprétation de ce billet, je tiens à préciser qu’il est clair que s’il est coupable, il doit assumer ses responsabilités, que ce type de pratiques est intolérable et qu’il alimente le trafic d’images et la maltraitance sexuelle des enfants.
Mais là n’est pas le débat du jour. En l’occurrence, l’information à retenir n’est pas tant cette suspension, mais le contexte dans lequel elle intervient et la manière dont cette information est présentée publiquement.
Pourquoi ne pas présenter l’information sous la forme “Le directeur du conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris mis en examen pour [...]“ ? de manière neutre donc…
Je vous laisse seul juge de l’opportunité de présenter une telle information avant même qu’elle ne soit confirmée par la justice d’une part.
Je vous laisse apprécier les choix de communication du Ministre de la Culture d’autre part…
Que cherche-t-on à faire oublier et de qui se moque-t-on ?
Source de l’information : Blog de Jean Marc Morandini
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